Aujourd’hui, la suite du tour d’horizon d’hier. Toujours dans la même espèce, soit les Camponotus noveaboracensis. Celle d’hier étaient celles vivant toujours en éprouvettes, aujourd’hui un résumé de celles vivant dans un nid.
SJ11
La gyne SJ11 avait servie de test. C’était la plus prolifique dans les début et c’est elle qui avait « gagnée » le nid de chêne que j’avais fabriqué et qui s’est finalement avéré un flop pour l’humidification et le look (le bois avait tordu avec l’humidité et créé divers interstices, bref la galère).
J’en parlais dans l’article du 13 janvier et elle n’a pas évolué d’un poil depuis. Elles ne sortent jamais du nid et pourtant les ouvrières ne sont pas trop maigres. Je les soupçonne de manger les restes de larves de mâles. Par contre, pour l’eau je ne sais pas trop comment elles s’en sortent, la seule eau disponible est dans l’aire de chasse à l’autre bout du nid. Il y’a 8 ouvrières. Aucun oeuf ni larve ni cocon. Je ne sais pas trop ce que je vais en faire. Peut être tenter un déménagement et en profiter pour me débarasser de ce nid. Peut être ça leur donnera le petit coup de pied au cul requis pour reprendre les activités.
La gyne du palais des glaces
Cette gyne à été déménagée dans un nid totalement transparent le 6 février à la suite de la découverte d’une couleur rougeatre dans l’eau de son tube. Sur le coup ça m’avais un peu fait paniquer et j’avais décider de lui offrir un nid. Elle avait 5 ouvrières à l’époque et elle en compte maintenant 22 avec un couvain très impressionnant. Je dirais une bonne trentaine d’oeufs, autant de larves et 20 à 25 cocons. La gyne est énorme et semble en bonne santé:

Palais des glaces
Cette gyne a clairement profité de l’espace de plus mis à sa disposition. Les gynes en tube de la même espèces sont passée en moyenne de 4 à 8 ouvrières pendant qu’elle passait de 5 à 22. J’ai toutefois perdu sa trace dans mon suivi initial. Je n’ai pas noté le numéro du tube lors de son déménagement et je ne sais plus qui elle était. Je sais seulement qu’elles étaient 5 ouvrières au moment de la mise en nid.
SJ12
Trouvée à la fin de juin 2009, elle à été transféré dans le nid de mortier le 22 janvier après avoir passé l’hiver dans un mini nid de platre dans un verre… les pire nids que j’ai testés à ce jour je n’aimais vraiment pas… Elle avait 4 ouvrières à ce moment et elle en compte maintenant 6 (mais je soupçonne quelques évasions de ce nid) avec une bonne dizaine de cocons, et presqu’autant de larves et d’oeufs.

La gyne 17
La gyne 17 à été mise dans le nid de mortier coloré en rouge le 7 mars avec 10 ouvrières. Aujourd’hui, elle en compte encore 10 mais 5 sont mortes. Le changement avait été fait un peu brutalement, de l’eau avait traversée de la réserve à la chambre à fourmis et avait mouillé les cocons et larves lors du déménagement. J’avais donc forcé tous le monde à l’extérieur et j’avais même utilisé des pinces à entomologie pour sortir quelques ouvrières de l’éprouvette. Bref, difficile de dire où est le problème. Ça peut être du autant à la manipulation, au colorant qu’au manque d’eau. En effet, dans ce nid, l’eau ne semble pas du tout passer entre la réserve et les chambres. J’ai mis récemment un bouchon de boisson gazeuse avec de l’eau à l’intérieur mais elles ont été une bonne semaine sans eau (ou très peu). Les décès semblent toutefois terminés.

La gyne TR2
La gyne de loin la plus prolifique dans le nid le plus laid…
Le dernier résumé de cette colonie remonte au 14 janvier alors que j’avais comme objectif de les faire déménager (ce qui a échoué d’ailleurs)
TR2 est une gyne trouvée à Trois Rivières (la seconde de 2009 à Trois-Rivières d’où le 2) le 16 juin 2009. Le 26 juin 2009 elle avait 12 oeufs, le 10 juillet 15 oeufs et la première naissance le 19 août. Je ne l’ai pas noté mais elle avait 12 ouvrières à un moment donné (donc possiblement un mauvais comptage le 10 juillet car elle n’a jamais eu plus de 12 ouvrières ou encore elle s’est payé un petit dessert). Je crois qu’une s’est échapée en septembre si ma mémoire est bonne et une est morte durant la diapause.
Elle compte environ 50 ouvrières (j’en ai compté 47 mais il y en avait quelques unes dans l’aire de chasse.) et elle possède un couvain très conséquent. Je dirais une bonne centaine d’oeufs, plus ou moins 30 cocons et je vois peu de larves mais j’en devine une bonne vingtaine dans le tas de cocons. Cette colonie s’aligne pour finir l’été avec plus de 200 ouvrières ce qui serait étonnant pour des Camponotes la deuxième année. On m’avais parlé de plus ou moins 2 à 10 ouvrières avant la première diapause et maximum 75 la seconde saison. Celles-ci aura fait beaucoup mieux. Bien sûr elle a eu quelques cadeau des gynes de la même espèce qui sont décédées mais elle a quand même pondue ces 100 oeufs toutes seules.

demain je devrais pouvoir terminer ce tour d’horizon Il reste la C. herculeanus la C. Pennsylvanicus, les trois Lasius, trois Formicas, la colonie de Tapinomas et la Myrmica pour un total de 10 fondation/colonies.