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Tour d’horizon (Camponotus noveaboracensis)

Tous d’abord, veuillez m’excuser pour cette absence de près de 10 jours.  C’est IMPARDONNABLE! En guise d’excuses, je n’ai pas eu beaucoup de temps à moi depuis mon retour de vacances et bien que d’autres moments d’absence de la sorte soient inévitables, je vais bien sûr tenter de les minimiser.  Depuis plusieurs jours, j’arrive du travail assez tard, et je me couche en arrivant parfois même sans manger (oui je sais, mon malheur n’a d’égal que les sinistrés d’Haïti et du Chili).  Aujourd’hui, le nouveau site web de ma compagnie à été mis en ligne et j’en suis bien content.  Les minutes que je consacrais chaque jour au blog avaient été amputées par ce projet que je devais superviser. 

Cela dit, revenons aux fourmis:

D’abord, le montre du dernier article à été consommé.  Il n’en reste plus aucune trace…

Ensuite, un petit tour d’horizon s’impose, je vous propose aujourd’hui celui des Camponotes noveaboracensis.

tout d’abord, j’ai reçu chez moi ce samedi deux amateurs rencontrés sur le forum québécois, qui sont repartis avec 5 fondations de C. noveaboracensis en don ainsi que 2 nids plus ou moins réussi à mon goût qui leur rendra certainement service.  J’avais pas mal de gynes de cette espèce et bien que ce soit un espèce plutôt lente, les tubes commençais à se remplir et je n’ai pas de place pour les mettre toutes en nid.  Voilà qui me donnera un bon coup de main.  Bien sûr j’en ai encore plusieurs pour avoir la liberté d’en offrir à d’autre personnes.

Il me reste donc 11 gynes de cette espèce dont 6 sont en éprouvettes 5 en nids:

Je vous présente celles qui sont en éprouvettes ce soir et demain celles en nid.  Le surlendemain les autres espèces.  Je crois qu’un bon tour d’horizon s’impose pour mes statistiques.  voici donc les 6 gynes présentées ce soir de gauche à droite.  La photo est assez médiocre mais ça vous met un peu en contexte:

Les 6 Camponotus noveaboracensis encore en tube

La gyne # 4

Trouvée le 24 juin 2009, c’est la gyne qui avait reçue en guise de test 2 larves de princesses qu’elle a élevée à l’aide de ses deux ouvrières et avec qui, la petite famille à passé l’hiver.  Quelques semaines après la sortie de diapauses elles s’étaient débarassées des princesses.  Les deux ouvrières sont mortes cette semaine pour une raison que j’ignore.  Retour à la case départ pour cette gyne qui semble en pleine forme.  Il y’a environ 20 larves, et une dizaine de cocons (peut être quelques oeufs sous le tas).

La gyne # 31

Trouvée tardivement le 21 juillet 2009, elle avait sa première naissance le 13 septembre.  Maintenant à 10 ouvrières dans le tube dont une morte.  Une bonne vingtaine d’oeufs, une dizaine de larves et autant de cocons.

La gyne # SJ 1 sept

Je l’avais nommée ainsi puisqu’elle à été trouvée le premier septembre (alors que cette espèce essaiment en juin) sous une pierre que j’avais remuée à la recherche de Lasius.  Elle avait quelques oeufs avec elle et une grosse larve.  Ayant perturbé son habitat et doutant de sa survie à l’hiver avec la cache qu’elle s’était trouvée, je l’avais récupérée.  Elle a maintenant 5 ouvrières une bonne dizaine d’oeufs, 7 larves et 4 cocons.  j’ai l’intention de la remettre près de la pierre en question dans son tube sous un beau gros cube de bois dans lequel je vais creuser une bonne entaille pour qu’elle puisse s’y installer.  En fait, j’avais l’intention de faire quelque chose du genre pour quelques colonies en notant l’endroit de leur remise en nature par curiosité à savoir si elles sauront réintégrer leur milieu.  Je crois qu’en enterrant partiellement le nid ou le tube, cela leur fera un endroit pour évoluer un certain temps et avec un bout de bois proche j’ai espoir qu’elles demeurent à peu près à l’endroit de leur implantation.  À suivre.

La gyne SJ6

Cette gyne trouvée le 19 juin se refusait de pondre, le 7 juillet j’essayais de lui faire adopter une ouvière qui avait perdue sa reine cela à évidemment mal tournée.  L’ouvrière est morte en restant accrochée à une patte de la reine… le lendemain, elle avait pondue 4 oeufs… étonnant.  j’avais gardé une photo de ça:

Elle est restée avec le corps complet attaché à elle pendant une semaine et la tête est tombée le 25 juillet soit près de 3 semaines plus tard.  Elle a aujourd’hui une ouvrière, 6 cocons, une dizaine de larves et à peu près autant d’oeufs.

La gyne SJ14

Trouvée le 21 juin 2009, elle n’avais toujours pas pondue un mois plus tard.  Je m’en suis servie pour tester l’espace entre un nouveau nid en bois illustré ci-contre et la vitre:

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 Je l’avais donc mise dans ce nid et elle y est restée toute la nuit.  De retour dans son tube suite au test satisfaisant, elle pondait…  C’était le 29 juillet.  Aujourd’hui elle a 4 ouvrières, 6 cocons, plus ou moins 15 oeufs et une dizaine de larves.

La gyne 30

Réservée pour Martin, un collègue de travail m’ayant demandé un nid de mortier blanc que voici:

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La gyne #30 à été trouvée le 14 juillet et sa première ouvrière est née le 8 septembre.  Elle en compte aujourd’hui 14 avec une quinzaine de cocons et autant d’oeufs et de larves.  Elle est assez prolifique et sera mise en nid dans moins d’une semaine, lequel sera testé quelques jours puis donné à Martin.

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Voilà pour ce soir.  Demain je vous fais le tour d’horizon des C. noveaboracensis qui sont en nid.

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Un monstre dans un tube

Monster inc.

Reste à savoir si un monstre en tube est plus appeurant qu’un monstre dans un garde robe ou sous le lit mais ce ne serais pas très pertinent de toute façon.

Selon Wikipedia:

Un monstre est un individu ou une créature dont l’apparence, voire le comportement, surprend par son écart avec les normes d’une société.

Il y’a eu le bossu de Notre dame, le Cyclope, Godzilla, Golem, l’homme éléphant, Frankenstein et quelques autres mais alors là, celui de mon tube je ne saurait trop quoi en dire…  En tous cas, c’est clairement un « écart avec les normes d’une société »:

Ça ressemble à une nymphe nue qui à été dépliée mais pour la taille c’est considérablement plus gros que les ouvrières.  Ce serait un major qui aurait mal tourné? mais encore là pourquoi un major comme sixième ouvrière (car ce tube n’a que 5 ouvrières) alors que TR2  compte pas moins de 40 ouvrières sans le moindre major à ce jour.  Bref, très surprenant, et par dessus le marché, ça bouge… la bête remue ses extrémités au contact des antennes de la reine… franchement étonnant cette bête.

Myrmica

J’ai abandonné.  Pour ceux qui se souviennent, j’ai une Myrmica que je tente de réchaper depuis bientôt un an.  Les Myrmicas sont à fondation semi claustrale la plupart du temps, c’est donc dire qu’elles sortent pour chasser pour se nourrir pendant la ponte et que d’autres ouvrières de la colonies donne un coup de main lors d’une nouvelle fondation.  Je croyais bien arriver à quelque chose en la nourissant régulièrement mais chaque fois qu’une larve atteint un stade intéressant, la reine me la bouffe puis pond de nouveau… qu’elle conne.  M’enfin, je changerai pas les règles de la nature dans mon appartement.  Pour l’instant je la laisse continuer mais j’ai perdu espoir.  Elle ira probablement au congélateur prochainement puisqu’elle vient de l’ontario et qu’une remise en liberté à quelques centaine de kilomètres de chez elle est potentiellement risqué pour l’environnement.

Nid mortier

J’ai mis en service mon premier nid de mortier complet.  J’en ai fait trois jusqu’à présent dont un en mortier standard gris sans aire de chasse incluse:

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Cette fois, je met en service mon premier en mortier blanc (coloré en rouge) car j’ai un collègue de travail qui m’a demandé de lui en faire un dans lequel je lui mettrai une colonie de C. noveaboracensis mais je tenait à tester ce genre de nid avant au minimum une dizaine de jours. 

Ce nid abrite donc maintenant la gyne qui était dans l’éprouvette # 17.  J’ai aussi moulé hier le nid de la personne en question en mortier blanc non coloré (à sa demande).  Si j’arrive à le démouler correctement ce soir (après 24 heures de séchage je démoule), je lui offrirai après une à deux semaines de séchage avec une jeune colonie de fourmis.  Je vous ferai une photo de ce nid légèrement modifié après démoulage si c’est une réussite.

J’aime déjà particulièrement ce genre de nid.  En fait c’est dû à mes chattes (je parle ici de la femelle du chat).  En effet, celles-ci nourissent une curiosité étonnante devant mon intérêt pour les fourmis et je dois redoubler de prudence pour ne pas qu’elles foutent en l’air mes éprouvettes ou mes nids de plastique qui sont très légers.  Les nid de mortiers c’est super.  Celui ci-haut est sur la table de cuisine depuis hier et même si mes chattes s’y intéressent, elles ne pourront jamais me le foutre en l’air du à son poid.  Au pire, une papatte dans l’aire de chasse pour faire joujou avec les fourmis mais ça c’est un risque plus acceptable que de me ramasser avec une reine Camponote dans mes murs.

Ma chatte "Bulle" qui contribue à garder une température adéquate dans mes bacs.

Les choupettes

Et bien voilà.  j’ai pris un peu de repos et rattrapé quelques trucs au travail et me voici.  J’ai du faire pas mal de ménage et ce n’est d’ailleurs pas terminé.  J’avais laissé pas mal de nourritures et ça pris toute sorte de forme peu inspirantes pendant ces deux semaines et il a bien fallu nettoyer.  Il était hors de question pour ma conjointe de nourrir les fourmis en tubes.  Je l’avais toutefois convaincu de donner un peu d’eau sucrée à celles qui ont une aire de chasse ouverte car la manipulation était plus simple.  Au final, tous le monde a survécu.  Bien sûr celles en tubes avaient perdues du poid mais il fût repris rapidement avec un peu de susucre:

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J’aime vraiment pas prendre des photos à travers les tubes… c’est compliqué et je ne suis à peu près jamais satisfait des résultats.

J’ai pas encore fait de décompte officiel mais j’ai l’impression que la population totales des fourmis dans les éprouvettes a doublée.  Certaines Camponotes sont maintenant rendues à 11 ouvrières dans le tube… c’est pas mal pour ce genre dans un tube mais j’ai eu de mauvaises expériences avec mes dernières tentatives où j’avais reliés les tubes à un air de chasse (mort de gynes inexpliquées) alors je laisse ça ainsi pour l’instant.

TR2 est absolument extraordinaire.  Je parle tout le temps d’elle mais c’est avec raison.  Elle doit bien être rendues à 35 ou 40 ouvrières dont les premières média (elles ont la tête beaucoup plus large) et il y’a encore des tonnes d’oeufs et de cocons en plus de quelques larves.  Bien sûr je l’ai un peu boostée avec des oeufs de gynes décédées mais tout de même, je suis agréablement surpris.

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Ma seule gyne Camponotus Pennsylvanicus à maintenant 2 cocons et est en pleine forme.  Elle m’a inquiété à la sortie de diapause et sa voisine est morte mais elle se porte bien, elle a mangée et elle aura bientôt deux ouvrières pour l’aider à prendre soin du reste du couvain.

Il me reste aussi une seule Camponotus Herculeanus et elle aussi se porte bien (celle au comportement étrange qui sort tous les matins ses cocons dans l’aire de chasse et revient dans le tube qui joint le nid et l’aire de chasse la nuit).  Ses ouvrières sont assez grosses et elles compte une bonne dizaine d’ouvrière dont au moins deux médias nées pendant mon absence.

C. Herculeanus et ses deux médias

J’ai pas encore touché à mes bouteilles ramenées de voyage.  Il y’en a pas mal.  Je ne pense pas jouer dans ces bouteilles à court terme et en même temps j’ai bien hâte de savoir quelle espèce d’Atta j’ai bien pu trouver alors il faudra bien que je mette un peu de temps au minimum pour faire de bonnes photos.  Je ne suis pas familié du tout avec les différentes espèces du genre Atta.  Voici un apperçu des bouteilles que j’ai ramenée:

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Voilà pour aujourd’hui.

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Le grand retour! (jour 14)

Le lac Ontario dans les Grands Lacs

Et bien voilà.

Me voilà maintenant devant mon ordi à la maison avec mes chats et mes fourmis.  Une croissance étonnantes de certaines colonies et elles avaient très soif.  Certaines n’avaient plus d’eau du tout.  Je garde les détails pour les posts futurs car je suis encore une fois très fatigué.

Ce matin il ne faisait pas beau du tout mais ça s’est améliorer vers les 14h00.  Nous avons donc quitté la charmante ville de Bellefontaine en Ohio pour le retour à Montréal.  Un vol sans histoire de 3.2 heures pour un fuel stop à Syracuse puis 15 minutes plus tard, dans les airs de nouveau pour St-Hubert en vol de nuit.

Retour dans la neige...

 

Charlee est allé porté l’avion à Lachute à quelques minutes de St-Hubert où sa voiture est garée.  Il revient coucher à Montréal chez moi et retournera chez lui demain.

Pour les douanes, rien de plus facile cette fois.  On arrive au poste de la gendarmerie royale du Canada, il n’y a personne… seulement un petit téléphone rouge avec une personne au bout du fil qui nous donne un numéro qui sera notre confirmation de douanes.  Rien de plus, pas d’inspections, pas de gendarmes pas de problèmes.  Je ne m’en plainderai pas.  Par chance, il n’y avait pas de neige sur ma voiture et j’ai donc pu rentrer chez moi sans tracas pour retrouver mes chats, mes fourmis et dans la minute qui suit mon lit…

C’est la fin d’un grand voyage qui fût plus que satisfaisant.  Nous avons volés tous les jours sans exceptions pendant 14 jours ce qui est assez surprenant compte tenu de toutes les contraintes météo possibles et de bris potentiels sur l’avion.  62.5 heures de vol et plus ou moins 10 pays (pas trop sûr de ce qu’on compte comme pays ou pas sur une île qui appartient à un pays).  En tous cas, 13 douanes ça c’est certain:

États Unies, Bahamas, Îles Turquoises, Porto Rico (USA), St-Marteen (Hollande), St-Martin (France), Britisch Virgin Islands, République Dominicaine, Suvol de Cuba (mais aucun arrêt), Jamaïque, îles Caymans (BWI), Mexique

Je vais étoffé mes posts des trois derniers jours et organiser les photos un peu plus intelligement demain ou le jour d’après.  Je crois bien pouvoir dormir jusqu’à jeudi.

À bientôt.

Ohio (jour 13)

Rien de très intéressant aujourd’hui sinon que j’ai ajouté quelques photos des attas dans l’article d’il y’a 2 jours.

Réveil dans un Holiday Inn en rénovation où le hall ressemble plus à un terrain de football qu’à un hall d’hôtel, à l’aéroport, on nous prête une voiture pour aller manger déjeuner local.  On quitte ensuite dans une météo incertaine pour arriver en fin de journée en Ohio au sud des Grands Lacs où j’ai un petit arrêt à faire pour voir une roulotte que j’ai commandé pour cet été.

deux petits vols dont le premier IFR au dessus des nuages avec un peu de givrage en descente.

Au dessus des nuages

Une bonne expérience pour moi vu que j’e n’en ai pas beaucoup en IRF (vol aux instruments).  Le second petit vol en vol de nuit.

Demain.  La météo est encore incertaine et nous essaierons de nous rendre à Montréal.